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4. Comment a-t-on tenté de résoudre le problème ?

4. Comment a-t-on tenté de résoudre le problème ?


1ère étape : on n'a pas voulu voir le problème, on l'a donc traité par l'indifférence en pensant que les migrants finiraient par se résigner et rechercheraient un autre pays d'accueil. Mais c'était sous-estimer leur détermination. Ils se sont donc installés dans des campements de fortune notamment en s'abritant dans un immense hangar désaffecté de la compagnie Eurotunnel, à Sangatte.


2ème étape : on a voulu éliminer le problème, l'effacer, le gommer. A Sangatte, en 2002, on a donc envoyé des cars de police, des pelleteuses et des bus : pendant que les pelleteuses démolissait le hangar, la police éloignait les bénévoles et les journalistes pour ensuite regrouper les migrants par nationalité et les évacuer par bus vers des camps de rétention plus ou moins éloignés. Mais dès les jours suivants la plupart d'entre eux revenaient à Sangatte et dans la région de Calais où Ils ont alors été systématiquement dispersés par les "forces de l'ordre !" chaque fois qu'ils se regroupaient dans des "jungles" où ils ne pouvaient survivre qu'avec l'aide des associations humanitaires comme la Croix Rouge ou le Secours Catholique.


3ème étape : Sous la pression des médias et des associations, les autorités ont récemment tenté d'améliorer dans l'urgence, les conditions matérielles des migrants, qui deviennent de plus en plus nombreux : en quelques mois ils sont passés de 500 à 2500. C'est le cas du tout nouveau camp Jules Ferry, qui a ouvert ses premières installations provisoires, près de Calais, en janvier 2015, pour fournir des repas aux migrants, en attendant l'ouverture définitive, en avril 2015, qui offre désormais un accueil de jour pour les hommes, un centre d'hébergement pour les femmes et les enfants, des installations sanitaires, des points d'accès à l'électricité pour recharger les téléphones portables… Les anglais disent que ce centre risque fort de devenir un super Sangatte II, qui va attirer encore plus de migrants voulant se rendre en Angleterre, que ce centre va créer plus de problèmes qu'il ne va en résoudre….


4ème étape : le gouvernement, sensibilisé par le Secours Catholique aux difficultés vécues par les migrants de Calais, a finalement, en septembre 2014, missionné Jérôme Vignon, président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, et Jean Aribaud, préfet honoraire, qui connait bien la région Nord Pas de Calais, pour aborder le problème sur le fond et élaborer, en lien avec tous les acteurs concernés, des solutions consensuelles et efficaces à la crise migratoire

 

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Article publié par Gérard PIQUE • Publié Lundi 07 septembre 2015 • 756 visites

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