.
Depuis plus de vingt ans, le Secours Catholique s’investit dans la lutte contre la pandémie la plus meurtrière de notre histoire, en particulier dans les pays les plus pauvres : le sida.
En 2006, le conseil d’administration a voté une somme d'1 million d’€ pour lutter contre le sida en Afrique, en recommandant d’être attentif à quatre domaines d’action :
- la prévention,
- l’accès aux soins,
- l’accompagnement social et économique,
- et l’accompagnement moral et spirituel.
Une large partie des programmes du Secours Catholique est orientée sur la prévention et donne une information sur les différents moyens de protection existants : abstinence, fidélité, préservatif.
La prévention vise à responsabiliser chacun sur son comportement, comme le fait la méthode pédagogique « la flotille de l’espoir » . Les programmes soutenus doivent transmettre une information scientifiquement correcte sur le VIH/SIDA et promouvoir un comportement responsable.
Mais la prévention ne suffit pas et l’appui aux partenaires inclut l’accompagnement social et économique : appui aux malades et à leur famille, soutien aux orphelins, y compris avec des méthodes innovantes, comme celle des « boites de la mémoire » .
L’action du Secours Catholique comprend aussi l’accès aux soins, y compris par les antirétroviraux. Cette stratégie globale s’incarne notamment dans les programmes PTME + : Prévention de la Transmission de la Mère à l’Enfant (le + indiquant que le programme soutient et soigne la famille de la mère et de l’enfant, permettant souvent à ses membres de gagner eux aussi de nombreuses années d’espérance de vie).
Le Secours Catholique et ses partenaires d’Eglise sont également attachés à une quatrième dimension : l’accompagnement moral et spirituel, afin que chaque malade soit respecté dans sa dignité, ses convictions et ses croyances. Le Secours Catholique prend en compte et intègre dans ses projets la globalité de la personne affectée par la pandémie et son environnement immédiat. Il soutient aussi des associations de personnes malades du SIDA et lutte contre la stigmatisation.
Le Secours Catholique s’appuie essentiellement sur ses partenaires Caritas (dans le cadre des orientations de Caritas Internationalis). Il noue conjointement des engagements et des partenariats avec les bailleurs de fonds et les Etats pour une conduite efficace des programmes soutenus, dans l’esprit du protocole d’accord liant Caritas Internationalis et ONUSIDA.
26 ,7% des actions menées dans le monde contre le sida sont assurées par les congrégations religieuses, des mouvements d’Eglise et d’autres organismes liés à l’Eglise, réalité qui reste trop souvent méconnue. On estime que plus de 40% des personnes soignées en Afrique le sont par des structures liées à l’Eglise.
Nombreux sont les responsables d’Eglise qui ont dit publiquement approuver, tout comme le Secours Catholique, la stratégie ABC promue aussi par l’OMS et l’ONUSIDA : Abstinence, Be faithful (fidélité), Condom (préservatif). Le préservatif n’a pas la même valeur éthique que l’abstinence et la fidélité mais doit s’envisager comme un moindre mal. L’amour du prochain implique d’éviter à tout prix de transmettre la mort. (Cf. par exemple le Cardinal Barbarin dans La Tribune de Lyon, 25 janvier 2007.)
Fidèle à la pédagogie de l’Eglise, le Secours Catholique, avec Caritas, veille à promouvoir des comportements respectueux de l’autre, en particulier des femmes et des filles, trop souvent victimes de violences et de pratiques sexuelles dangereuses. C’est la vie qu’il s’agit de défendre, toute vie, en appelant à des attitudes humaines responsables, dans le domaine affectif et sexuel, pour des vies ouvertes à l’amour.
Pierre LEVENÉ, Secrétaire Général
Jo RIVAL, Aumônier Général
François SOULAGE, Président National